La start-up montpelliéraine Wheere annonce une levée de fonds de 8,5 millions d’euros pour accélérer sa technologie de géolocalisation indoor. Son pari : localiser personnes, objets et équipements là où le GPS cale encore, des sites industriels aux hôpitaux, avec une ambition désormais tournée vers le spatia
Le GPS a conquis les routes, les poches et les tableaux de bord. Il reste pourtant assez mauvais dès qu’il faut franchir une porte. Dans les usines, les entrepôts, les tunnels, les hôpitaux ou les infrastructures complexes, le signal se dégrade, se perd, hésite. C’est dans cette faille très concrète que Wheere a installé son sujet.
Basée près de Montpellier, la start-up développe un système de géolocalisation indoor à grande échelle, capable selon elle de traverser jusqu’à 50 mètres de béton grâce à des signaux radio basse fréquence et un algorithme propriétaire. L’entreprise revendique une précision inférieure au mètre, une portée supérieure à 10 kilomètres et la capacité de couvrir un site industriel, logistique ou hospitalier avec seulement quatre antennes. Autrement dit : moins de gadgets, plus d’infrastructure.
Wheere annonce aujourd’hui une levée de fonds de 8,5 millions d’euros, menée par ses actionnaires historiques, dont Blast, Éric Larchevêque et Sofilaro. L’opération doit permettre de franchir les derniers jalons technologiques et commerciaux avant une Série A. Elle intervient après une première levée de 11 millions d’euros en 2023, déjà destinée à pousser l’entreprise vers le passage à l’échelle.
Les usages visés sont nombreux : sécurité des travailleurs isolés, suivi d’équipements, logistique, santé, industrie, défense, gestion de sites sensibles. Le sujet peut sembler austère ; il est pourtant stratégique. Savoir où se trouvent les personnes et les objets, en temps réel, dans des environnements fermés ou dégradés, n’a rien d’un confort. Dans certains cas, cela relève de la sécurité opérationnelle.
Wheere regarde aussi plus haut. La start-up prépare une extension spatiale de sa technologie, avec l’objectif de développer une constellation de satellites en orbite basse dédiée au positionnement, à la navigation et au temps. Le premier lancement est annoncé pour le premier semestre 2027.
