La Mêlée Numérique 2026 change de décor et muscle son jeu

Du 28 septembre au 2 octobre, La Mêlée Numérique revient à Toulouse pour une 26e édition placée sous le signe des “Révolutions artificielles”. Le festival change de décor cette année, avec une installation aux Espaces Vanel, à la Médiathèque de Toulouse, avant une dernière journée au Conseil départemental de la Haute-Garonne. Au programme : plus de vingt thématiques, plus de 500 intervenants, un accès gratuit sur place et en ligne, et plusieurs nouveautés de poids, de la défense numérique à l’intégration du Green IT Day.

L’an dernier, La Mêlée Numérique soufflait ses 25 bougies avec l’assurance des rendez-vous qui ont gagné le droit de durer. En 2026, place à une 26e édition bien décidée à embrasser large. L’intelligence artificielle est partout, la cybersécurité ne quitte plus l’actu, la souveraineté numérique a cessé d’être un mot de colloque, et le numérique responsable revient par son versant le plus concret : celui de la robustesse.

Première nouveauté visible : le décor. Le Quai des Savoirs étant en travaux, le festival s’installera cette année aux Espaces Vanel, à la Médiathèque de Toulouse, du 28 septembre au 1er octobre, avant une dernière journée accueillie le 2 octobre au Conseil départemental de la Haute-Garonne. Édouard Forzy, président de La Mêlée, l’a rappelé en conférence de presse : certains iront sans doute encore au Quai des Savoirs par réflexe, mais la Mêlée 2026 se jouera bien à Marengo, au sixième étage, avec vue sur la ville rose plutôt que sur les habitudes.

Sur le fond, La Mêlée garde sa mécanique de grand brassage organisé : cinq jours, plus de vingt thématiques, plus de 230 événements, des conférences accessibles sur place comme en ligne, et plus de 500 intervenants attendus. L’association revendique aujourd’hui 600 adhérents, une équipe de 25 personnes, et continue de défendre un principe assez rare pour être rappelé : un festival gratuit, pensé pour les décideurs publics et privés, mais ouvert à tous ceux qui veulent comprendre ce que le numérique change, promet, complique ou rend possible.

La carte reste large : IA, cloud, cybersécurité, territoires connectés, santé numérique, industrie du futur, talents, emploi, mixité, sport connecté. À cette programmation déjà bien fournie, l’édition 2026 ajoute un accent nouveau sur la défense numérique, sujet devenu impossible à tenir à distance quand on parle souveraineté, cyber, données et capacité industrielle.

Le mercredi 30 septembre, la journée Défense & Numérique mettra les pieds dans le plat : “Sommes-nous prêts à une guerre numérique ?” Au menu : cyberattaques contre les infrastructures critiques, IA d’influence, quantique, spatial, drones, accès à l’écosystème défense, contractualisation avec le ministère des Armées et passage du prototype à l’industrialisation. Autrement dit, tout ce qui transforme une bonne idée technologique en capacité réellement mobilisable.

Autre nouveauté : The Green IT Day, porté par Digital 113, rejoint cette année la programmation de La Mêlée. Sobriété, infrastructures, réemploi, ressources, souveraineté : le sujet arrive avec son vocabulaire, mais surtout avec une question très simple, posée dans le dossier presse : face aux crises énergétiques, aux tensions géopolitiques et aux dépendances technologiques, “le numérique tient-il vraiment le choc ?” De quoi rappeler que le numérique responsable ne se joue pas seulement dans les bilans carbone, mais aussi dans la capacité des organisations à tenir debout.

La cybersécurité s’impose, elle aussi, comme l’un des grands axes de la semaine. Le mardi 29 septembre, les débats aborderont l’évolution des menaces, la gestion de crise, NIS2, les risques géopolitiques et la transition post-quantique. En conférence de presse, Marc Sztulman, Conseiller Régional Délégué au numérique et à l’IA, a résumé le basculement avec une formule qui colle bien à l’époque : après des années de “combat pour le numérique”, vient désormais le temps d’un “numérique de combat”. Difficile de faire plus clair.

L’IA reste bien sûr un grand fil conducteur. Mais La Mêlée tente de l’attraper par les usages : IA dans les filières, data de confiance, santé, industrie, compétences, métiers, sport connecté. Parmi les intervenants annoncés figurent notamment Luc Julia, Catherine Jestin, Hugues Galambrun, Alain Bernard, Henri d’Agrain, Didier Lacroix, Olivier Vallet ou encore Benoît Tabaka. De quoi faire voyager l’intelligence artificielle des comités exécutifs aux bassins de natation, des lignes de production aux collectivités, des labos aux métiers qui apprennent déjà à vivre avec elle.

Le vendredi, le festival prendra ses quartiers au Conseil départemental de la Haute-Garonne avec Numérique en Commun[s], Mêlée Tech, Jobs’TIC, Talents et Numérique pour Elles. Le hackathon IA for Impact, lui, jouera les prolongations les 9 et 10 octobre à l’INP-ENSEEIHT : trente heures chrono, des défis proposés par des partenaires, des équipes mixtes, et l’IA priée de quitter les slides pour passer au prototype.

Pour sa 26e édition, La Mêlée Numérique garde finalement ce qui fait son sel : une grande table où l’on parle technique sans oublier les usages, économie sans oublier les territoires, IA sans oublier celles et ceux qui devront travailler avec. Aux Espaces Vanel, puis au Conseil départemental de la Haute-Garonne, le festival réunira pendant cinq jours décideurs, chercheurs, entrepreneurs, collectivités, étudiants et curieux autour d’un programme qui élargit encore le terrain : défense numérique, Green IT Day, cybersécurité, sport connecté, compétences, inclusion et data de confiance. De quoi rappeler qu’à 26 ans, La Mêlée n’a pas seulement une histoire. Elle a encore largement de quoi remplir la salle.

Pour vous inscrire à la 26e édition du festival de La Mêlée Numéiruqe 2026, rendez-vous au lien suivant : www.meleenumerique.com

Sur la photo, de gauche à droite : Édouard Forzy, président de La Mêlée ; Marc Sztulman, conseiller régional délégué au numérique et à l’IA ; Victor Denouvion, conseiller départemental de la Haute-Garonne délégué au numérique ; et Stéphane Schwartz, membre associé du bureau exécutif du Sicoval, délégué au numérique et aux données (©Clément Seilhan).