Du 28 septembre au 2 octobre, La Mêlée Numérique a réuni 8 465 participants, 544 intervenants et 200 partenaires à Toulouse pour sa 26e édition. Entre intelligence artificielle, cybersécurité, souveraineté et défense numérique, le festival a multiplié les regards sur les transformations technologiques en cours. Une édition marquée par un changement de décor, de nouvelles thématiques et une nouvelle remise des trophées Femina Numerica et Homo Numericus, qui distinguent chaque année les personnalités engagées dans l’écosystème numérique occitan.
Cette année, La Mêlée Numérique avait pris de la hauteur. Contraint de quitter temporairement le Quai des Savoirs, en travaux, le festival s’est installé aux Espaces Vanel, au sixième étage de la Médiathèque de Toulouse, avant de rejoindre le Conseil départemental de la Haute-Garonne pour sa dernière journée. Nouveau décor pour ambition inchangée : faire se rencontrer celles et ceux qui construisent, utilisent et interrogent le numérique.
Pour cette 26e édition placée sous la bannière des « Révolutions artificielles », l’intelligence artificielle occupait naturellement une place centrale. Mais elle était loin d’être seule. Cybersécurité, cloud, souveraineté, industrie, santé, emploi, inclusion ou encore transition écologique ont alimenté cinq jours de conférences, d’ateliers et de rencontres. Autant de sujets qui rappellent que le numérique traverse désormais tous les secteurs de l’économie et de la société.
Une édition à 8 465 participants
Les chiffres donnent une première mesure de cette édition 2026. Au total, 8 465 participants, dont 30 % en ligne, ont pris part au festival. Une fréquentation en retrait par rapport aux quelque 9 800 participants recensés en 2025 mais qui confirme la capacité de La Mêlée à fédérer un public important autour des enjeux numériques.
La programmation a réuni 544 intervenants, avec une part de décideurs représentant 38 % des participants, contre 37 % l’année précédente. Une présence significative de dirigeants et de responsables publics et privés, venus confronter leurs expériences et chercher des réponses aux transformations qui touchent leurs organisations.
Autre indicateur : la satisfaction moyenne des sessions atteint 4,7 sur 5, contre 4,4 en 2025. Une progression encourageante pour un festival qui revendique autant la qualité de ses échanges que la diversité des profils réunis. Ses 200 partenaires ont également contribué à construire et faire vivre cette programmation.
Mais le rayonnement de La Mêlée ne s’est pas arrêté pas au sixième étage de l’arche Marengo. Sur les réseaux sociaux, plus de 200 comptes ont relayé l’événement, touchant, selon le bilan des organisateurs, plus de 2,9 millions d’abonnés. Et sur les quelque 11 800 réactions et commentaires enregistrés sur LinkedIn, plus des trois quarts concernent des publications extérieures aux pages de La Mêlée.
Défense numérique, Green IT, emploi : un programme élargi
Sur l’intelligence artificielle, les questions sont devenues plus concrètes : comment l’intégrer dans les entreprises, comment former les collaborateurs, comment maîtriser les données et les infrastructures sur lesquelles elle repose.
La souveraineté numérique, très présente dans les discussions du secteur, a trouvé un prolongement avec une nouvelle journée consacrée à la défense et au numérique. Au programme : cyberattaques, infrastructures critiques, drones, technologies quantiques et industrialisation des innovations de défense.
Autre nouveauté, The Green IT Day, porté par Digital 113, a rejoint la programmation du festival. Il aborde le numérique responsable au-delà de l’empreinte carbone, en traitant aussi de la durabilité des infrastructures, de la gestion des ressources et de la résilience des organisations.
La dernière journée, au Conseil départemental de la Haute-Garonne, a été consacrée à l’emploi, aux compétences, à la mixité et à l’inclusion.
Femina Numerica et Homo Numericus : six personnalités distinguées

Le jeudi 1er octobre, La Mêlée a remis les trophées Femina Numerica et Homo Numericus, qui récompensent chaque année des personnalités pour leur engagement dans la filière numérique occitane. Sur 32 nommés soumis au vote, quatre ont été désignés par le jury et par le public, et deux prix d’honneur sont venus compléter le palmarès.
Femina Numerica. Le prix du jury revient à Delphine Specht Rousseau, directrice générale et cofondatrice de Leasetic, une entreprise de financement et de gestion du matériel informatique qui met en avant l’optimisation des équipements et le numérique responsable. Le prix du public est attribué à Sandrine Mathon, cheffe du service Ingénierie de la Donnée de Toulouse Métropole, qui travaille sur l’exploitation des données au service de l’action publique.
Homo Numericus. Le prix du jury récompense Yannick Puget, directeur des systèmes d’information adjoint et directeur de l’expérience client d’iMSA. Le prix du public va à Victor Kahn, directeur des affaires publiques chez Cykero, spécialiste du reconditionnement d’équipements électroniques, qui porte dans la métropole montpelliéraine un projet de technocentre européen.
Prix d’honneur. Corinne Trebosc, directrice des systèmes d’information du Sicoval, est distinguée pour son rôle dans la transformation numérique des collectivités territoriales. Henri d’Agrain, délégué général du Cigref, l’association des grandes entreprises et administrations publiques françaises utilisatrices du numérique, est reconnu pour son engagement dans les réflexions nationales sur la souveraineté et la gouvernance du numérique.
Photo : l’équipe organisatrice de La Mêlée le jeudi 1er octobre s’est réunie pour une photo souvenir avant l’ouverture de la « troisième mi-temps » (©Titouan Maza).
