La startup OSMOS X, fondée à Rennes en 2022, s’implante à Toulouse pour développer ses véhicules de transfert orbital à propulsion plasma. Avec une levée de fonds de 5 millions d’euros et des recrutements prévus d’ici fin 2026, l’entreprise confirme l’attractivité de l’écosystème spatial toulousain.
OSMOS X installe une partie de son développement à Toulouse. La startup, fondée à Rennes en 2022, travaille sur des véhicules de transfert orbital propulsés par plasma. Son objectif : proposer des solutions de mobilité dans l’espace pour déplacer, inspecter, prolonger ou désorbiter des satellites.
L’annonce, faite le 11 juin par AD’OCC, s’accompagne d’une levée de fonds de 5 millions d’euros et de la création prévue d’une dizaine d’emplois qualifiés d’ici fin 2026. OSMOS X intégrera le Village by CA Toulouse 31, après un accompagnement mené par AD’OCC et Toulouse Team. Le choix toulousain n’a rien d’anodin. Pour une entreprise du spatial, venir à Toulouse, c’est chercher un environnement complet : compétences techniques, donneurs d’ordre, partenaires industriels, laboratoires, réseau d’accompagnement et culture sectorielle.
Le positionnement d’OSMOS X correspond à une évolution importante du spatial. L’enjeu n’est plus seulement de lancer des satellites, mais de gérer leur cycle de vie. Les constellations se multiplient, les orbites se densifient, les risques de collision augmentent. Dans ce contexte, la mobilité orbitale devient un marché stratégique. Pouvoir intervenir sur un satellite, prolonger sa durée d’exploitation ou organiser sa fin de vie est une question économique, mais aussi environnementale et souveraine.
La startup développe notamment Thorus, un véhicule orbital multi-missions. Ses applications visées couvrent la montée vers des orbites plus hautes, l’inspection, les opérations de proximité et la désorbitation contrôlée. Sur le papier, le marché est vaste. Dans les faits, il reste exigeant : cycles longs, contraintes techniques fortes, besoin de crédibilité auprès d’acteurs institutionnels et commerciaux, compétition internationale.
Pour Toulouse, cette implantation confirme une attractivité qui ne repose pas seulement sur les grands industriels historiques. La métropole continue d’attirer des entreprises plus jeunes, positionnées sur les nouveaux segments de l’économie spatiale.
Photo : Source: Ad’Occ (©DR).
