L’adoption de l’intelligence artificielle progresse dans les entreprises françaises. Reste une question très concrète : comment faire évoluer les compétences, les métiers et les organisations ? À La Mêlée Numérique, quatre grands témoins viendront confronter leurs expériences le 1er octobre à Toulouse.
En un an, plus de 35 000 entreprises ont été sensibilisées à l’intelligence artificielle dans le cadre du plan « Osez l’IA ». Le gouvernement veut maintenant passer à la vitesse supérieure : après la sensibilisation, place à l’adoption et à la formation.
Le mouvement est déjà bien engagé. Selon la Banque de France, plus des deux tiers des entreprises françaises de 20 salariés et plus utilisent désormais des outils d’IA générative. Mais derrière ce chiffre, les usages restent très inégaux. Beaucoup se servent encore d’outils généralistes pour l’administration, les ventes ou les fonctions support, tandis que les usages les plus poussés restent concentrés dans les secteurs où les compétences sont déjà disponibles.
Le prochain chantier est donc humain.
Que fait-on quand un outil capable de rédiger, analyser, coder ou produire une synthèse arrive dans une équipe ? Quels métiers évoluent en premier ? Quelles compétences faut-il apprendre ? Et surtout, comment éviter que l’IA ne reste l’affaire de quelques salariés déjà à l’aise avec ces technologies ?
Le gouvernement a lancé le 22 septembre son plan « Impulsion IA 2027 », avec plus de 80 millions d’euros consacrés à l’accompagnement et à la formation. Le dispositif vise à toucher plus de 30 millions de personnes.
La question sera aussi posée à Toulouse. Le jeudi 1er octobre, La Mêlée Numérique réunira Catherine Jestin, Executive Vice President Digital d’Airbus, Philippe Bru, directeur des ressources humaines de SNCF, Olivier Vallet, PDG de Docaposte, et Henri d’Agrain, délégué général du Cigref, pour une table ronde consacrée aux « compétences à l’heure de l’IA ».
Une discussion qui arrive au bon moment : l’IA est déjà dans les bureaux. Reste à savoir comment les entreprises vont faire évoluer ceux qui y travaillent.
