Lundi 26 janvier, à La Cantine by La Mêlée à Toulouse, en duplex avec Montpellier chez Oreegami et en visioconférence, l’association a ouvert 2026 avec un discours moins cérémoniel qu’à l’accoutumée : hommage appuyé à Sabine Carillo-Bégon, et officialisation d’un partenariat avec Cyber’Occ sur fond de souveraineté numérique et de montée des risques cyber.
On vient aux vœux pour serrer des mains ; on y reste, parfois, parce qu’une année se raconte mieux quand elle accepte ses aspérités. Lundi 26 janvier, La Mêlée a tenu sa cérémonie 2026 à La Cantine by La Mêlée (Toulouse), en duplex avec Montpellier (Oreegami) et accessible à distance. Le programme annonçait un bilan 2025, un tour des pôles, la parole aux nouveaux adhérents, et la signature d’un partenariat La Mêlée x Cyber’Occ. Dans les faits, la soirée a surtout dégagé deux lignes de force : la mémoire et la souveraineté.
Sabine Carillo-Bégon, une absence qui oblige
Le temps le plus net de la soirée n’a pas été un chiffre ni une diapositive : c’est l’hommage rendu à Sabine Carillo-Bégon, vice-présidente de La Mêlée en charge d’actions du pôle Talents, engagée depuis 2018, décrite comme une énergie bénévole et une force d’entraînement sur les sujets de mixité dans le numérique. Plusieurs prises de parole ont insisté sur la continuité : “reprendre le flambeau”, poursuivre les actions “Femmes et numérique”, les Assises à Montpellier, les interventions en collèges et lycées.
Des vœux qui virent au politique, sans détour

(©Angèle Risso).
Les interventions des partenaires institutionnels ont rapidement déplacé le centre de gravité : IA, cybersécurité et surtout dépendance aux grandes plateformes. La souveraineté n’a pas été citée comme une posture, mais comme une contrainte stratégique imposée par le contexte géopolitique et par les règles de droit applicables aux données.
C’est dans cette ambiance qu’a été officialisé un partenariat “déjà existant” avec Cyber’Occ, présenté comme une manière de structurer le travail commun.
La Mêlée x Cyber’Occ, une convention “utile” plutôt qu’emphatique
Au moment de la signature, le ton est volontairement concret : la convention est présentée comme ne portant pas d’engagement financier (clin d’œil assumé aux temps de disette budgétaire), et comme le point de départ d’un groupe de travail conjoint. Objectif explicitement formulé : aider notamment les petites collectivités à monter en maturité cyber, avec l’hypothèse d’outils opérationnels (jusqu’à un possible “livre blanc” et des exemples pour passer des marchés), et une attention à des choix “dans un esprit de souveraineté”.
Bilan 2025, une mécanique qui s’étoffe
Sur le fond, La Mêlée revendique un écosystème qui s’élargit et se professionnalise. Côté “transformation numérique et cybersécurité”, l’association annonce 80 experts, soit +50 % sur un an, un nouveau “pré-diag” pour mieux qualifier les besoins, 216 coachings, et 23 entreprises formées ; un travail de labellisation Numérique Responsable niveau 1 est également engagé.
Côté innovation/entrepreneuriat, le COIO revendique 45 membres, le retour des hackathons (plus de 340 participants), plus de 100 projets accompagnés, et l’ambition de passer à huit programmes en 2026, avec notamment un incubateur “numérique responsable” adossé au Sicoval.
Toulouse, Montpellier, et une région à recoller
L’association insiste sur sa géographie : plus de 400 adhérents à Toulouse et un pôle montpelliérain autour de 130 adhérents, avec une dynamique assumée ces dernières années.
À Montpellier, l’année 2026 sera aussi celle d’un déplacement symbolique : installation annoncée à la Halle de l’innovation à partir de février, et cap sur les 10 ans de la présence de La Mêlée dans la ville.

L’agenda 2026, entre scènes locales et délégations
Enfin, la feuille de route déroule ses rendez-vous : afterwork adhérents le 17 février en simultané Toulouse/Montpellier, délégation occitane au Mobile World Congress du 2 au 5 mars, et une programmation 2026 qui promet de continuer à tirer le fil IA/cyber, tout en maintenant les actions Talents et mixité (dont les Assises annoncées les 28 et 29 mai à Montpellier).
Les discours ont donné la direction, la signature a acté le partenariat, l’hommage a rappelé l’essentiel. Ensuite, La Mêlée a fait ce qu’elle fait le mieux : mettre les gens dans la même pièce… et laisser le réseau travailler.
