Quelles entreprises sont visées par les cyberattaques en Occitanie ? Avec quelles méthodes et quelles conséquences ? Pour répondre à ces questions, le centre régional de cybersécurité Cyber’Occ a lancé un observatoire inédit, destiné à dresser une cartographie précise des menaces sur le territoire.
Les cyberattaques font régulièrement les gros titres. Mais derrière les intrusions spectaculaires et les vols massifs de données, combien de PME, de collectivités ou d’associations occitanes sont réellement touchées ? Et surtout, par quoi ?
C’est pour répondre à ces questions que Cyber’Occ a lancé, début septembre, l’Observatoire des menaces cyber en Occitanie (OMCO). Accessible sur cyberocc.info, ce nouvel outil ambitionne de dresser un état des lieux des attaques informatiques à l’échelle régionale et départementale.
Car les rapports nationaux de l’ANSSI ou de Cybermalveillance.gouv.fr donnent une vision générale de la menace, mais renseignent difficilement sur ses particularités locales. L’OMCO entend combler ce manque en identifiant les types d’attaques, les secteurs visés, leur répartition géographique et leurs conséquences financières ou opérationnelles.
« Aucun rapport national ne dit à un dirigeant occitan ce qui menace son entreprise cette semaine », résume Marc Sztulman, président de Cyber’Occ. L’objectif est de transformer ces informations en leviers de prévention pour les entreprises et les collectivités.
Pour alimenter l’observatoire, Cyber’Occ s’appuie d’abord sur les incidents traités par son centre régional de réponse aux cyberattaques, le CSIRT Occitanie, ainsi que sur les données des professionnels de la cybersécurité. Les signalements des victimes et les statistiques des forces de sécurité intérieure doivent progressivement enrichir cette base.
Une partie des résultats est accessible gratuitement au public. Les adhérents de Cyber’Occ disposent d’analyses plus détaillées, notamment à l’échelle départementale.
Reste un défi de taille : convaincre les victimes de signaler leurs incidents. Car la fiabilité de cette photographie régionale dépendra directement des informations collectées. Plus les entreprises joueront le jeu, plus l’observatoire pourra leur être utile.
Sur la photo: Marc Sztulman, président de Cyber’Occ (©Région Occitanie).
