Futurapolis, une édition 2022 nommée plaisir

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ToulÉco

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Les 24, 25 et 26 novembre prochains, Futurapolis pose ses quartiers au Quai des Savoirs à Toulouse, pour une onzième édition à contre-pied de la tendance actuelle. Ou comment, grâce à la science, on peut retrouver un peu d’espoir.

Eh bien non. Les Futurapolis se suivent et ne se ressemblent pas. Depuis son premier lancement en 2012 à Toulouse – alors à la Halle au Grains – par le magazine Le Point, ce festival des Savoirs et de la Recherche a su grandir. « À l’époque, nous nourrissions de la fascination pour les géants du Web, du style Facebook et Google… On en a un peu moins aujourd’hui », raconte Étienne Gernelle, directeur du Point, pas nostalgique pour un sou. « Le glissement vers le climat était logique car, finalement, l’Humanité habite une planète pas si mal et il faut savoir être inventif pour que ça dure. D’où notre volonté de donner la parole à des chercheurs, des entrepreneurs, des sociologues. Car oui, il y a l’urgence climatique, mais il ne faut non plus oublier d’être heureux. »

L’optimisme, justement, est la couleur de l’édition 2022 de Futurapolis. Intitulée « La Vie devant nous », hommage non dissimulé à l’écrivain Romain Gary, mais surtout, plaidoyer d’optimisme en ces temps de mornes crises. Et pour étayer leurs propos, les organisateurs ont cuisiné un programme tout occupé à louer le plaisir (conférence « Une petit histoire du plaisir »), à prôner le bien manger (conférence « Notre assiette, dernier refuge du plaisir coupable ») ou encore à jouer avec les oxymores (conférence « La sobriété peut-elle être heureuse ? »). Le sexe n’est jamais très loin (conférence « Les mille et une façons de jouir »), mais c’est bien la transition pour les entreprises qui nous intéresse avec la déclinaison « business » de Futurapolis, baptisée La Factory, où on évoquera pêle-mêle l’économie circulaire, la crise de l’énergie ou encore la mobilité. « Mix énergétique, nucléaire, transports, alimentation : dans ces domaines, nous savons déjà que faire pour ralentir le rythme. Aux politiques de trancher et de s’imposer », poursuit Romain Gonzalez, rédacteur en chef des événements au Point.

Un festival gratuit et accessible 

« Futurapolis s’intéresse à la vie quotidienne des Toulousains et nous permet de réfléchir à la ville de demain », résume Bertrand Serp, vice-président de Toulouse Métropole. Nadia Pellefigue, vice-présidente de la Région Occitanie, rappelle de son côté l’importance de donner la parole aux chercheurs. « 9 % des Français pensent toujours que la Terre est plate… Les seuls capables de nous instruire et de nous informer, ce sont les scientifiques. Et c’est pour cela que l’on aime Futurapolis, où la science est gratuite et accessible. »

Organisé au Quai des savoirs, le festival n’est jamais à l’abri de belles surprises. On se souvient de visites inattendues de futurs et ex-présidents : Nicolas Sarkozy, François Hollande ou encore Emmanuel Macron étaient passés en leur temps visiter les couloirs de cet événement. D’autres impromptus pourraient bien s’inviter pour cette onzième édition. 
M.V.

Sur la photo : Nadia Pellefigue, vice-présidente du conseil régional Occitanie, Étienne Gernelle, directeur du Point et Bertrand Serp, vice-président de Toulouse Métropole, lors de la présentation de l’édition 2022 de Futurapolis. Crédits : M.V. – ToulÉco.